Comme ces …qui s’oublient et disparaissent pour ne ressortir que plus, plus tard , certains ministres hibernent vraiment  tant ils ont disparu de la circulation. Les voir ou les entendre devient un exploit et sur l’agenda institutionnel en lieu et place de présence ,ce sont des techniciens et autres membres du cabinet qui émargent, le poste étant tout comme vacant ou susceptible … on dirait qu’ une certaine chape  plombe et plonge et étouffe même .Mais de quelle chape s’agit-il ? Pas de plomb ! Ou du moins de gêne avec les goulots traînés ou encore en traîne par suite de dossiers lourds et enlisants comme il y en a cette année. Certains ministres en ont tellement bu que se mirer devient difficile pour eux. A la « une » de l’actualité et pas des meilleures , vilipendés dans la boue et le chahut, tristement célèbres dans des dossiers nationaux où la simple évocation de leur nom en ajoutait à la radicalisation des positions, le profil bas a été leur refuge depuis un certain temps. Que de gêne portée révélant le hiatus entre leur position malheureuse et l’issue finale des dossiers. Tout au long de la  longue portée, le coaching  a été des plus malencontreux, ratant toujours le coche et ramant à contre courant avec souvent des crispations et des sorties considérées comme de l’huile sur le feu, du vent au moulin. Conséquence, c’est un dessaisissement en plein jour ou un zapping net, l’essentiel  se jouant désormais loin de leur antre. Véritable humiliation de voir qu’au bas des dossiers, point de signature du 1er concerné et le calice commença à couler. Pour certains depuis le dénouement  provisoire de la crise, l’hibernation a commencé avec cette perte de crédit et de crédibilité face aux acteurs impliqués. Que dire si ton départ était même exigé et que votre présence a constitué un problème, le problème. Que dire si à chaque  sortie médiatique, c’est le haro et le halte –là !  Que  dire si tout au long de la crise, vous en avez reçu des vertes et pas des mûres ? Un tir groupé affectant  le psy et l’affect obligeant forcément ce plongeon dans le sous-sol, cette hibernation  à la recherche d’une nouvelle virginité politico-institutionnelle. On en a besoin pour rebondir s’il reste encore des plumes mais pour l’instant, l’urgence c’est s’effacer du cadran et du radar, le temps de boire ce calice ,cette lie et miser sur l’amnésie homosenegalensis. Dur, dur et pour cette fois –ci oublier devient difficile, le dossier continuant de brûler devant nos yeux en dépit du sparadrap. Et le décompte aussi continue et le bilan chiffré  sera opéré à la fin du parcours. Du  reste tout le monde sait de quel côté elle se penche, les impacts se lisant sur les différents rendements internes. Hibernez ! hibernez encore au moins le temps de boucler ce marathon et en attendant déléguez encore , jouez la carte de la représentation pour différer les commentaires d’après visu car nombreux sont ceux qui voudront les voir pour détecter sur ces visages les points noirs synonymes de gêne et  d’ivresse du fait du calice excessivement bu. C’est vrai que le temps a ses vertus  et rien ne  peut s’opposer à ses effets, à son usure mais il  est des  situations où même…  hiberner n’est pas la réponse !

DAKARMATIN

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